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Roman publié chez Gutemberg

Une ébauche d'un chapitre...

« AU DEBUT IL N’Y AVAIT RIEN ET A LA FIN IL Y AURA TOUT… »
On naît. Nos parents nous nourrissent. Adolescent, on a des boutons. Puis un jour on se déhanche légèrement en écoutant une musique à la mode, ce sont les premiers symptômes des spasmes de la terrible « Danse de la Reproduction ». Très vite on va en boîte. On se parfume. On cherche la femme (ou l’homme). On fume, on boit, les conditions de la « Reproduction » se réunissent peu à peu. On se trouve enfin, on s’engrosse, au camping sous la tente. Neuf mois. Ça y est, un bébé braille. Alors on s’agite, on crée de l’entropie. On est prêt à sacrifier ses amis, ses parents pour une promotion ou une part d’héritage. Les enfants grandissent. Puis un jour ils ont dix sept ans. Ils mettent du gel dans leurs cheveux, ils se percent les sourcils, et commencent à se déhancher à leur tour. Horreur, ils piquent même la bagnole pour aller en boîte. Ils sont pris par la folie du dance floor. Boîtes et musiques à la mode, ils se déhanchent, piquent nos parfums. Le mâle trouve une femelle et vice versa. Entre deux danses, ils s’accouplent, parfois dans des voitures… Bientôt la femelle est grosse. Branle bas de combat. Travail. Famille. Patrie. Péridurale. Césarienne. Sage-femme. Couche culottes. Il va falloir que le fiston trime pendant des années pour nourrir les bouches affamées de sa progéniture. Le plus terrible c’est qu’il n’a rien appris, il est aussi « con » que ses parents, parfois plus. Il refera les mêmes erreurs.
Et pendant ce temps, on a vieilli, bon pour la casse, un énorme trou noir nous tend les pelles.
Quid des somptueux hôtels qu’on a construit, par notre travail ? Des bagnoles de folies, des robots, des ordinateurs qui bossent toujours plus et toujours mieux ? Quid de toutes les richesses, les inventions, les évolutions que nous avons patiemment développées pendant des milliers d’années, nous les humains ?
On n’est plus là pour en profiter, puisqu’on est mort :
« LES DERNIERS ARRIVES SERONT LES MIEUX SERVIS. »
Je l’affirme :
« Il y a « quelqu’un » quelque part qui attend le bon moment pour récupérer et profiter de toutes nos richesses. »
Ce « quelqu’un » attend que l’humanité ait atteint un niveau de compétence, au delà duquel elle sera caduque, obsolète. A ce moment là « RAUS ! » dehors les humains !
« ILS » descendront du ciel pour s’installer sur terre et « ILS »profiteront éternellement de nos palaces, de nos villes, de nos bagnoles, de nos robots et de nos ordinateurs, de nos DVX de cul et de nos MP3 gratos.
Nous devons réagir :
Si tous les hommes se donnaient la main et posaient leur cul par terre. Si tout le monde arrêtait de travailler, de se reproduire, de se laver. Ça les paniquerait. C’est sûr…
Un énorme warning rouge se mettrait à clignoter avec un terrible et angoissant bruit d’alarme :
«  TOOT, TOOT, TOOT… »
« Que se passe-t-il sur terre ? » crierait une voix.
« Tout s’est arrêté, ce n’est pas normal. Nous devons intervenir ! Chef ! »
« Très bien, envoyez le cargo pyramidal Ramsès 2018 dans le système solaire, voir ce qu’il s’y passe ! »
« Bien Votre Majesté… »
Et on les verrait arriver : les « EUX ». The THEM.
« Gloria ! »
Une magnifique pyramide volante obscurcirait le ciel, elle serait couverte de petites lumières multicolores qui clignoteraient. Un OVNI, un vrai !
Les enfants écarquilleraient leurs grands yeux.
Et là, on pourrait discuter :
Ils nous demanderaient avec un énorme haut parleur :
« Que se passe-t-il ici, terriens ? »
Nous on répondrait :
« On en a marre de bosser et de mourir ! »
« Quoi ! Quoi ? »
« On veut vivre trois cent mille ans ! »
Ils nous répondraient :
« Ça va pas non ? Cent cinquante mille ! »
Et nous on dirait :
« Deux cent mille ! »
« OK, accordé… »
Et, nous, malins, on demanderait plus encore, en hurlant :
« On veut augmenter la surfaces des muqueuses érogènes sur le corps, pour jouir davantage ! »
« Ouais, mais qui va bosser pendant que vous vous palucherez ? »
« Ben, les robots !!! »
Au bout d’un très long moment de grand suspens ils répondraient :
« Bon OK, on vous largue des pilules qui opèrent une modification génétique, vous aurez le cul devant, et vous serez couvert de muqueuses, des épaules aux fesses, sous la forme d’une vingtaine de tétons. »
On leur crierait :
« Merci à vous ! »
Et ils répondraient :
« On s’en fout, on a le temps… »
Et pschitt, ils repartiraient chez eux.